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Cela fait un moment que l’astronomie vous intéresse et l’envie d’observer de vos propres yeux les merveilles du ciel vous pousse à acquérir ce bel objet, bravo. |

On peut vite s’y perdre et baisser les bras tant les caractéristiques des télescopes peuvent être vastes, et une personne dotée de peu de patience pourrait soit abandonner l’idée de faire cette belle acquisition, soit au contraire bâcler les étapes de réflexions nécessaires à un achat réussi …
Ne pas prendre le temps de choisir posément son matériel, c’est prendre le risque de voir un objet encombrant prendre la poussière dans votre garage couplé au sentiment d’avoir jeté son argent par les fenêtres !
Mais pas de panique, Achat-telescope.net est là pour vous guider dans votre choix, et surtout pour vous lister les erreurs à ne pas commettre, les pièges à éviter.
Voici les principales questions à se poser pour être sûr de faire le bon choix :
C’est une vaste question qui en amène plusieurs … Hé oui, vouloir observer c’est bien, mais quoi ?
Comme nous l’avons dit, il existe autant de sortes de télescopes que de sortes d’observations.
Un télescope, ça se résume à un système optique dirigé vers le ciel. Pratiquement, un tube muni d’optiques, posé sur une monture. C’est tout, et pourtant c’est déjà beaucoup, car les combinaisons sont nombreuses.
Il existe, d’un point de vue purement optique, deux grandes familles : les réfracteurs et les réflecteurs.
Un télescope réfracteur est muni de lentilles qui réfractent la lumière, cette dernière passant au travers de plusieurs loupes dans un tube fermé et arrivant jusqu’à votre œil par le biais d’un oculaire.
Un télescope réflecteur est muni de miroirs qui vont réfléchir la lumière à travers un tube ouvert, celle-ci opérant un trajet et rebondissant sur plusieurs miroirs jusqu’à votre œil, par le biais d’un oculaire.



Et ce n’est pas tout, car on verra aussi que la longueur du tube, c’est-à-dire la longueur qui sépare les optiques au sein du tube n’est pas déterminée au hasard, et un long télescope n’a pas la même utilisation qu’un court …
Pour la monture, il en existe également plusieurs, qui ne vont pas diriger votre tube de la même façon. On distingue 2 types de monture : Azimutales et équatoriales.
Les montures azimutales se limitent à effectuer sur votre tube des mouvements purement horizontaux et verticaux. C’est très basique, mais souvent suffisant pour la majorité des observateurs. C’est surtout moins cher.
Les montures équatoriales vont permettre d’effectuer un mouvement oblique visant à suivre le mouvement de la voûte céleste, et ainsi l’objet que vous allez observer.
N’oubliez pas que la Terre tourne, et d’un point de vue apparent c’est notre ciel qui tourne la nuit, et si on ne le voit pas bouger à l’œil nu, quand on grossi sensiblement un objet du ciel par le biais d’un télescope, ce mouvement peu être handicapant, car ce dernier s’enfuit sans cesse à une vitesse qui varie en fonction du grossissement que vous aurez opéré.
Pour plus de détails, je vous invite à consulter cet article pour vous informer sur les différents types de télescopes.


Alors quoi choisir ?
Hé bien pour obtenir une réponse à cette question, il faut s’en poser d’autres :
L’observation des planètes ? Des galaxies et nébuleuses ? Du Soleil ? Tout en même temps ?
Hé oui, il faut se poser cette question avant tout car, en astronomie, tout est affaire de concessions. Si certains télescopes sont polyvalents et permettent d’observer l’ensemble avec une qualité correcte, si vous voulez avoir un instrument vraiment performant, il faudra d’avantage privilégier l’un ou l’autre.
Hormis l’observation du Soleil, on distingue principalement deux types d’observations : le planétaire et le ciel profond.
Pourquoi ? Tout est histoire de luminosité.
Les planètes de notre système solaire sont des astres qui sont, certes petits, mais très proches de nous et fortement illuminés par la lumière du Soleil, notre étoile.
A l’inverse, les galaxies, amas stellaires ou nébuleuses sont des astres qui sont, certes très grands, mais très éloignés de nous. Et malgré leur forte luminosité intrinsèque, leur éloignement nous les fait apparaître très sombres.
Nous voyons donc que ces deux types d’astres sont sensiblement différents.
Considérant que les télescopes sont des entonnoirs à lumière servant à grossir les objets du ciel, il ne tient qu’à nous d’en moduler l’usage pour observer tel ou tel astre.
Le facteur déterminant à ce choix, c’est le rapport entre la longueur focale du tube et le diamètre de l’optique.
Concrètement, plus un tube sera long (c’est-à-dire plus la distance séparant les optiques sera importante), plus le rapport f/d (focale/diamètre) sera important et plus le grossissement sera important et la luminosité faible.
A l’inverse, plus le tube sera court, plus le rapport f/d sera faible, et plus le grossissement sera faible et la luminosité importante.

Pour illustrer cette loi optique, voici une image qui vous parlera concrètement :
Vous êtes dans une pièce noire, et vous tenez dans votre main une lampe torche.
Allumez-là et dirigez le faisceau lumineux vers le mur en face de vous.
En vous approchant du mur, vous réduirez la distance du faisceau lumineux, et vous constatez que le rond lumineux sur le mur réduit en taille et augmente en luminosité … A l’inverse, en vous éloignant du mur, vous constatez que le rond de lumière grandit mais s’assombrit.
Vous avez joué sur la longueur focale du rayon de lumière, c’est exactement le même principe que la longueur focale du tube d’un télescope.
Ceci étant expliqué, comment appliquer ce principe à la pratique : Quelle longueur focale pour quelle observation ?
Si vous êtes d’avantage attiré par l’observation des planètes, alors privilégiez un rapport f/d élevé, au-dessus de 8, car vous aurez besoin de grossir beaucoup pour profiter des détails.
Par exemple : Cette lunette (télescope réfracteur) possède un diamètre de 90mm pour une longueur focale de 900mm, soit un rapport f/d de 10. Elle est parfaitement adaptée à l’observation des planètes.
Si vous êtes d’avantage attiré par l’observation du ciel profond, alors privilégiez un rapport f/d court, en dessous de 8, car vous aurez besoin de tout le pouvoir lumineux de votre optique, sans forcément avoir besoin de grossir beaucoup.
Par exemple : Ce télescope (télescope réflecteur) possède un diamètre de 150mm pour une longueur focale de 750mm, soit un rapport f/d de 5. Il est parfaitement adapté à l’observation du ciel profond, des galaxies etc ...
Enfin, il existe des télescopes polyvalents ayant un rapport f/d avoisinant 8, avec lesquels vous serez aussi à l’aise dans l’un ou l’autre exercice, mais sans tirer le maximum ni de l’un, ni de l’autre. Je vous l’ai dit, tout est histoire de concession, de compromis !
Par exemple : Ce télescope (télescope réflecteur) possède un diamètre de 150mm pour une longueur focale de 1200mm, soit un rapport f/d de 8. Il est aussi bien adapté à l’observation du ciel profond, qu’à l’observation planétaire.
Voilà donc déjà un premier indice sur le type de tube que vous choisirez en rapport à vos affinités. Il est toutefois important de préciser qu’une focale courte ne vous empêchera pas d’observer les planètes, c’est juste que vous pourrez moins grossir. De même, une longue focale ne vous empêchera pas d’observer les galaxies, c’est juste que le grossissement sera automatiquement plus important qu’avec une focale courte, et la luminosité sera moindre, ce qui est handicapant pour des objets peu lumineux …
Concernant l’utilisation de votre télescope, il y a une autre question que vous devrez vous poser :
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